vendredi 25 juin 2010

Mes premières fèves de l'année

J'ai la chance d'avoir des amis qui savent ce qui est bon. La preuve : ces quelques fèves, offertes par mon amie Julie il y a quelques jours et cueillies par ses soins dans un jardin extraordinaire dont je tairai le nom pour ne pas faire de jaloux * . Petites fèves directement passées à la casserole pour un déjeuner estival, le premier...



Fèves à la salsa de tomate
Proportions estivales donc approximatives
quelques poignées de fèves fraîches
1 tomate coeur de boeuf
quelques brins de coriandre fraîche
quelques gouttes de jus de citron vert
une demie gousse d'ail
sel
un tour de moulin de poivre blanc
une pointe de couteau de coulis de piment d'Espelette
les grains d'une demie gousse de vanille


Éplucher la tomate, l'épépiner et la couper en petits morceaux.
Hacher la gousse d'ail.
Ciseler les feuilles de coriandre.
Mélanger coriandre ciselée, ail et tomate.
Ajouter le jus de citron, les épices et assaisonner.
Réserver.
Blanchir les fèves quelques secondes dans de l'eau bouillante salée. Retirer la peau.
Servir les fèves tièdes accompagnées de la salsa.

* Pour les curieux intrigués qui cherchent de quel jardin mystérieux peuvent bien venir ces fèves, je ne donnerai que cet indice : le chef à l'initiative de ce jardin a fait ses gammes voire ses arpèges...

mercredi 23 juin 2010

Blues pour une fête de la musique

Il y a des jours où l'on a besoin d'un remontant. Même la musique n'y fait rien, évidemment en écoutant Tom Waits en boucle, on ne met pas toutes les chances de son côté... Le chocolat n'y fait rien non plus. Et pourtant, la recette est une tuerie, tout droit venue de chez Guillemette, légèrement adaptée pour une version tendance épices et compagnie.

Le moral dans les chaussettes, on ne sait pas pourquoi, d'autant plus qu'on est en vacances. On mange un carré, deux puis trois... Toujours dans le même état.
Une journée rien que pour soi dont on n'arrive pas à saisir l'énergie, le souffle, le temps... C'est frustrant. Et là, une amie, sensiblement dans le même état appelle et on se dit que c'est idiot de rester comme ça. A deux, on va aller mettre le nez dehors, refaire le monde, réaliser nos rêves, s'en inventer de nouveaux, rire, pleurer, s'enivrer des odeurs d'herbe coupée, écouter le vent dans les arbres, se fabriquer des souvenirs, partager, vivre tout simplement... Et en rentrant, le blues sera passé, il restera les sourires sur nos lèvres, des projets et quelques carrés au chocolat rescapés.




Carrés fondants au chocolat et à la cardamome
Pour un moule de 30 x 22 cm
250 g de chocolat noir à pâtisserie
100 g de beurre demi-sel
150 g de beurre doux
5 oeufs
120 g de sucre
8 gousses de cardamome verte
4 c. à c. de sésame blond
4 c. à c. de pistache en poudre

Réduire les gousses de cardamome en poudre dans un mortier. Tamiser pour enlever les dernières fibres récalcitrantes.
Préchauffer le four à 180°C.
Chemiser un moule de papier cuisson.
Faire fondre le beurre et le chocolat au bain-marie.
Battre les oeufs avec le sucre et la cardamome.
Ajouter le mélange de chocolat et de beurre.
Verser dans le moule.
Parsemer de pistache et de sésame.
Cuire environ 25 minutes.
Découper froid.

dimanche 13 juin 2010

Des muffins pour Louise, ou pour papa, ou pour les deux...

Un pot de beurre d'érable qui arrive par la poste, ça n'est pas si courant... Des groseilles tout droit débarquées du jardin de mon père, c'est assez rare aussi. Je me devais donc de faire honneur à ces deux cadeaux inattendus qui sont arrivés à point nommé, l'un pour commencer la semaine la plus chargée de l'année (enfin, de la première moitié de l'année, qui sait ce que la suite me réserve...), l'autre pour la clôturer en beauté. Merci papa et merci Louise ! Régalez-vous.



Muffins de Louise ou muffins de Michel...
Pour 8 muffins
150 g de farine
6 g de levure
60 g de sucre
12 cl de lait d'avoine
1 oeuf
50 g de beurre
70 g de groseilles
4 c. à c. de beurre d'érable
1 petite gousse de poivre long

Réduire le poivre long en poudre à l'aide d'un mortier.
Laver et égrainer les groseilles. Réserver.
Faire fondre le beurre à feu doux.
Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger la farine, la levure, le poivre et le sucre.
Ajouter l'oeuf et le lait d'avoine et mélanger.
Incorporer le beurre fondu.
Remplir les moules à muffins de cette pâte à mi-hauteur.
Disposer la moitié des groseilles dans les moules, en les enfonçant légèrement dans la pâte.
Ajouter une demie cuillerée à café de beurre d'érable dans chaque moule.
Recouvrir de pâte.
Parsemer de groseilles.
Cuire 20 - 25 minutes environ.
Démouler froid.

lundi 24 mai 2010

Descartes D - E - S - C ...

Un matin presque comme les autres, j'enfile mon tablier et sors, sous la pluie en ce beau mois de mai, pour inscrire le menu du jour sur le grand tableau noir. Dans une position bien inconfortable pour mon dos et mon genou de vieille dame, j'écris en m'appliquant du mieux que je peux avec ma main qui me rappelle que le canal carpien me guette...
Souris d'agneau au romarin, Salade aux fromages de Savoie, ...

Pas le temps de terminer qu'un jeune homme en costume tout propre et bien repassé me dit :
" Bonjour, la rue Descartes s'il-vous-plaît ?"
La rue Descartes... J'ignore où elle se trouve et c'est donc ce que je m'apprête à répondre à ce monsieur.

Me voyant hésiter, il reprend : " Descartes, D - E - S ..."
Bon il est gentil, mais sans être incollable sur Descartes, je le connais quand même de nom, le René.
" C - A..."
" Oui, bah Descartes quoi, comme Descartes. Je ne sais pas où se trouve la rue Descartes. "
Même si je n'ai pas ouvert le Discours de la méthode depuis la Terminale, je sais comment s'écrit Descartes.

Un peu agacée, je me dis en plus qu'épeler un nom ne m'a jamais aidée à avoir le sens de l'orientation et que les noms des rues de ma ville natale me resteront sans doute étrangers jusqu'à ma fin. Alors ce monsieur et son joli costume se débrouilleront sans moi !
Susceptible, moi ?! Non. N'empêche qu'en rentrant, j'ai cherché la rue Descartes sur un plan et ne l'ai pas trouvée !




La recette du jour, sans aucun rapport avec René...

Le premier clafoutis de l'année
Pour un plat d'environ 22 x 28 cm
750 g de cerises lavées, équeutées
100 g de sucre
150 g de farine
1/2 fève de tonka
1 pincée de sel
4 oeufs
45 cl de lait d'amande
une noisette de beurre demi-sel

Saupoudrer les cerises avec une partie du sucre (environ 1/3).
Beurrer le plat à gratin.
Préchauffer le four à 180°C.
Mélanger la farine, le reste du sucre, le sel et la fève de tonka râpée.
Ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien.
Ajouter le lait d'amande.
Répartir les cerises dans le plat.
Verser l'appareil et enfourner pour 35 minutes environ.

Si vous en avez envie, vous pouvez retrouver les clafoutis des années précédentes ici ou là...