dimanche 19 septembre 2010

Yin, yang et chocolat...

Dimanche après-midi, allongée dans l'herbe à côté d'une belle chilienne, ipod dans une oreille et verveine à la main. Face à nous, la ville de Lyon et plus au loin les Alpes qui présagent qu'il pleuvra bientôt. Haïku, fleurs de Bach, projets musicaux et poétiques... Discussions autour du yoga, de la macrobiotique... Tout pour faire de ce dimanche un moment parfait entre amies, détendu, enthousiaste, enflammé, ému... Et là, coup de semonce ! La macrobiotique m'intéresse et je pose quelques questions dont les réponses m'ébranlent. Je serais trop Yin, pas assez Yang. Il faudrait que je me yangise un peu, ça aurait pour effet de me rendre plus dynamique, plus rapide à prendre des décisions. Tout ce dont j'ai besoin finalement, et pas seulement moi si vous voulez mon avis ! Alors vous me direz, rien de dramatique. Non, bien sûr, mais ceci est loin d'être une bonne nouvelle pour moi.
Pour me yangiser, il faudrait apporter quelques ajustements à mon régime alimentaire indiscipliné et sucré. Les premières retouches ne me font pas peur puisqu'il s'agirait de manger plus de céréales, et des fruits plutôt cuits que crus. J'ai de l'orge, du riz et du kamut plein mes placards, c'est déjà un bon début. J'adore les compotes, je les préfère même aux fruits crus parfois, deuxième avantage qui devrait me faciliter la tâche. Mais voilà qu'il faudrait également que je diminue, voire que je supprime l'aliment-clé de mon alimentation (et à qui la macrobiotique prête des méfaits qui me paraissent vraiment injustes et disproportionnés soit dit en passant). De quel aliment-clé s'agit-il ? Bah voyons, je parle du chocolat bien sûr, who else ? Vous me voyez, moi, vivre sans chocolat ? C'est comme si on arrachait ses pétales à une pivoine, ses poils à une vache écossaise ou ses ailes à une libellule...
Je vais déjà commencer par manger des céréales et des compotes, pour le reste, on verra.




Compote presque d'automne
3 poires williams
3 quetsches
3 pommes
quelques grains de raisin du jardin
5 - 6 châtaignes précuites
3 figues sèches
1 c. à s. d'écorces d'oranges confites en petits dés
1 petit bâton de cannelle
1 petite noix de gingembre frais
quelques pincées de fève tonka râpée

Eplucher les pommes et les poires, les couper en gros morceaux.
Couper les quetsches en deux, découper les figues et les châtaignes en morceaux.
Eplucher le gingembre et l'émincer très finement.
Épépiner les raisins si vous voulez.
Mettre les pommes et le bâton de cannelle dans une grande casserole avec un peu d'eau et mettre sur feu doux à couvert.
Au bout de quelques minutes, ajouter les poires.
Quand les pommes et les poires sont tendres, ajouter tous les autres ingrédients et laisser sur feu doux quelques minutes supplémentaires, sans trop mélanger.
Déguster tiède ou froid, avec ou sans speculoos...

Souvenez-vous les automnes derniers chez épices et compagnie...
un pain d'épices à la chicorée,
quelques aubergines au carvi,
des petits pains et un granola musclé pour le petit-déjeuner,
un cake spécial maux de gorges,
et aussi une proposition décente qui tient toujours...

mardi 14 septembre 2010

Haggis...


Haggis à la fenêtre d'un pub sur l'île de Skye...


Servi avec les incontournables mashed potatoes,
une purée de panais,
et dans une tasse, la sauce gravy.


Les curieux trouveront plus d'infos sur le haggis ici et là...

dimanche 12 septembre 2010

Fin d'été, début d'automne...

Ah, les changements de saisons... Il paraît que c'est toujours un peu difficile à passer. C'est à ces moments-là qu'on tombe malade ou que l'on décide d'entamer une cure de vitamines pour justement ne pas tomber malade. C'est à ces périodes que l'on déprime un peu ou que l'on prend des résolutions intenables - mais cette fois-ci, on les tiendra, c'est sûr - qui sont sensées nous remuer un peu et nous donner la pêche. Ainsi, quand on voit que ça arrive à grand pas, on se dit que mieux vaut prévenir que guérir.
Cette fois-ci, dans un élan d'enthousiasme et surtout de trouille bleue de revivre un automne comme le dernier, je choisis la cure de vitamines, de magnésium et les résolutions tenables qui me feront, je l'espère, le plus grand bien. Pour les résolutions, rien d'extraordinaire à reprendre les cours de yoga puisque j'ai la chance d'avoir une prof exceptionnelle qui vous rend addict dès le premier cours. La deuxième résolution devrait être plus difficile à tenir, mais qui dit difficile ne dit pas impossible. Désormais, ne m'attendez plus le mercredi soir, je ne serai pas libre, j'aurai piscine (avec Willy, jeune maître nageur sans doute beau et musclé, mais qui porte le même nom qu'un orque, je vais avoir du mal à garder mon sérieux...).
Côté vitamines, un petit cocktail tout prêt fera l'affaire. Pour le reste, de menus changements, ou ajustements prendre soin de mon stradivarius, de mes bouquins de cuisine, de mes casseroles qui rouillent, de mon dos qui rouille aussi, me tricoter des chaussettes bien chaudes, lutter sans relâche contre les insomnies... Si le soir je carbure à la tisanas bio para a noite (c'est qu'elle vient de Lisbonne ma tisane, cadeau d'une amie qui me veut du bien), le matin, c'est plutôt smoothie sérénité pour profiter des dernières pêches d'été, terminer cette saison en douceur et me préparer à moins de soleil, plus de pluie, à la laine des pulls qui grattent, au nez qui coule...
L'association pêche - verveine a déjà fait ses preuves à maintes reprises. Mais c'est surtout quand j'ai lu par hasard que " la verveine est réputée pour ses vertus digestives, son action bienfaisante sur la nervosité [...] et favorise les moments de détente " que je n'ai pas hésité une seconde. Allez, deux paquets dans le panier, ça ira pour commencer.
Mais bon, j'ai beau en boire entre 3 et 4 tasses par jour comme c'est écrit sur le paquet, je continue de bruxer toutes les nuits (enfin, celles où je dors), j'ai même commencé à me ronger les ongles... La verveine doit être plus efficace en intraveineuse. Vive les changements de saison !




Smoothie sérénité
Pour 2 verres
25 cl de lait de riz
2 pêches jaunes
5 g de verveine
1 c. à c. de miel d'acacia
quelques gouttes de jus de citron


Faire chauffer le lait de riz. Retirer du feu et y faire infuser la verveine 12 minutes environ. Filtrer. Y délayer le miel et réserver au frais.
Eplucher et couper les pêches en morceaux. Ajouter le jus de citron, mélanger.
Verser les pêches dans un blender, ajouter le lait de riz refroidi.
Mixer. Savourer.

samedi 28 août 2010

Back from Scotland...

Rompons enfin le silence de plomb qui règne sur ce blog depuis le mois de juillet. Cela fait un bail que l'on n'a pas vraiment cuisiné chez épices et compagnie, on n'avait donc rien à vous mettre sous la dent. Mis à part la cuisine, il y a de nombreuses de choses que l'on n'a pas faites depuis longtemps d'ailleurs... Mais il semblerait que les épices nous remontent au nez tout doucement et relancent un peu la machine...
Parmi les choses essentielles oubliées : les voyages. Et pourtant j'ai toujours aimé voyager depuis que mes parents tyranniques m'ont emmenée de force au pays des kangourous alors que je les suppliais de me laisser en pension au pays du camembert pendant qu'ils seraient down under !
J'avais juste oublié à quel point j'avais besoin de m'évader, de partir loin et d'en prendre plein les mirettes. A part Lyon, Nice et Lyon, je n'avais pas vu grand chose de notre belle planète depuis des années. Cet été m'a remis sur les rails et je repartirais bien dès demain.
Je suis donc partie prendre l'air. Destination : l'Ecosse...
Aujourd'hui, je me demande pourquoi je suis rentrée. Imaginez un petit salon de thé au bord d'un loch, des scones et des cross-buns tout juste sortis du four, un lemon curd onctueux, un Earl Grey fumant et un petit pot de lait, des fauteuils profonds et moelleux autour d'un feu de cheminée... On peut rêver.
Cette semaine de vacances aura été trop courte, mais disons que cela n'aura été qu'une mise en bouche et que j'y retournerai.
En une semaine, j'aurai tout juste eu le temps d'entrevoir cette région magnifique et poétique qu'est l'Ecosse. Laisser cette langue qui me plaît tant chatouiller mes oreilles, m'émouvoir de la lumière du soir qui tombe sur Edimbourg, humer l'atmosphère des pubs et goûter les bières locales même si je n'aime pas ça, m'imprégner un peu de l'ambiance du festival d'Edimbourg, écouter le son des cornemuses au coin de la rue...
Frissonner devant la beauté du Loch Duich, rencontrer les midges au détour d'une route pittoresque, sentir l'émotion me gagner devant la grandeur des paysages, goûter au haggis et ne pas trop savoir quoi en penser, comprendre enfin ce que signifie prendre une douche écossaise, manger des oeufs au bacon dans un Bed & Breakfast fleuri, subir le décalage horaire à maintes reprises et pour des raisons inexpliquées, se faire rouspéter par une écossaise parce qu'on est en retard...
Apprécier les écossais et moins les écossaises, bronzer sous le soleil d'Edimbourg, faire une partie de billard avec des anglais chaleureux rencontrés au pub sur l'île de Skye (et tricher sans que personne ne s'en aperçoive...), partager un dortoir avec des autrichiens gentils ou des espagnols pas drôles, écouter le clapotis d'un ruisseau.
Faire plus ample connaissance avec les midges au bord d'un ruisseau, sympathiser avec Nessie (quoi, vous êtes allés en Écosse et ne l'avez pas rencontré ? vous avez manqué un personnage truculent, retournez-y vite).
Respirer l'air et me rendre compte qu'il est pur, imaginer me perdre dans ce château au bord de l'eau, ne vraiment plus supporter les midges mais essayer quand même parce que ce n'est que pour une semaine et que le photographe qui m'accompagne y arrive, lui (bah oui, mais lui, il est grand et fort, pas moi !).
Attendre que le troupeau de moutons libère la route, rechercher les vaches à poils longs désespérément, enfiler un vulgaire coupe-vent pas imperméable et inélégant et être trempée en cinq minutes, rester à contempler un cimetière sur la rive d'un loch, effleurer un rocher, caresser la bruyère en fleurs, remonter dans le bus pour le voyage retour et me dire : je reste !
Je manque de mots pour vous dire à quel point l'Écosse m'a touchée alors je vous laisse terminer en images.

Bon voyage...