lundi 25 octobre 2010

A quoi j'occupe mes vacances...

Fallait bien que ça arrive un jour...
Un pot-au-feu dans ma cuisine, avec une amie, toutes deux armées de patience et d'appétit.
Aromates, légumes, viande du boucher qui ne m'a jamais autant vue en si peu de temps.
Découpe, macreuse, plat de côtes, carottes, effluves, bouillon, écumage, bouquet garni, chrono, sieste...
Une après-midi plus tard, le résultat a rempli mon congélateur pour l'hiver.
Pas le courage de vous donner la recette que l'on a suivie, trop long, trop la flemme ! C'est bon les vacances...


les ingrédients prêts à subir de longues heures de mijotage sur mon gaz
dans l'immense marmite léguée par une autre cuisinière qui m'est chère

jeudi 14 octobre 2010

Où il est question de frites...

Quand Willy m'a dit " Prends deux frites, on va travailler la gaine abdominale ", j'ai failli pouffer de rire. Depuis quand les frites aideraient-elles à muscler les parties mollassonnes de l'anatomie humaine ? Voyant mon maître nageur - beau et musclé, et pourtant, j'avais bien dit que je ne voulais pas de maître nageur beau et musclé - garder son sérieux malgré mon air perplexe et interrogateur, j'en ai déduit qu'il fallait que je mette la main sur ces fameuses frites sous peine de passer pour un cancre au milieu du grand bassin et ce dès le premier cours. Des frites dans une piscine, ça n'a rien de naturel, en tout cas pour moi. Il m'aurait parlé de planche, de lunettes, de bouée, je ne dis pas, mais des frites... Les seuls objets évoquant des frites sur lesquels mon regard s'est porté à ce moment-là, étaient des sortes de grands boudins de mousse de toutes les couleurs. D'un pas hésitant, je me suis rapprochée du tas des présumées frites. Gagné ! Voyant l'air approbateur et encourageant de mon beau maître nageur, j'ai su que j'avais vu juste.
Je suis rentrée dans l'eau - froide - avec mes deux frites et ai commencé la séance de torture travail de ma gaine abdominale... Et je me suis demandé jusqu'à la fin du cours à quoi ressemblaient les dernières frites que j'avais pu manger...



Velouté de carotte qui donne la frite

Pour environ 3 bols
450 g de carottes
1 petite dent d'ail
10 g de gingembre frais
20 cl de lait de coco
environ 25 cl de bouillon de légumes
20 cl de jus d'orange
huile d'olive
sel
1 c. à s. de noix de coco râpée
1 brin de ciboulette

Mettre le gingembre au congélateur 1 heure à l'avance pour pouvoir le râper plus facilement.
Torréfier la noix de coco râpée quelques secondes à sec dans une poêle bien chaude. Réserver.
Éplucher les carottes et les couper en morceaux.
Les faire colorer dans une cocotte avec un filet d'huile d'olive, le gingembre râpé et l'ail.
Mouiller avec le bouillon de légumes. Ajouter le jus d'orange. Saler.
Couvrir et laisser sur feu doux jusqu'à ce que les carottes soient tendres.
Ajouter le lait de coco hors du feu.
Mixer. Rectifier l'assaisonnement.
Servir saupoudré de noix de coco torréfiée et de ciboulette ou de menthe fraîche ciselée.

Cette recette m'a été en grande partie soufflée par ma prof de yoga préférée dont c'est l'anniversaire aujourd'hui ;-)

dimanche 10 octobre 2010

Une soirée avec William Ledeuil

" Je n'ai pas eu l'occasion d'apprendre aux côtés des chefs que j'admirais comme Guérard, Chapel, Maximin... Alors je me suis nourri de leurs livres jusqu'à l'obsession."

Voilà une phrase qui résonne en moi. Elle me parle, sans doute pour d'autres raisons que celles pour lesquelles William Ledeuil l'a écrite, mais comme lui, j'ai passé un nombre incalculable d'heures le nez dans les livres de cuisine.
A défaut de stages dans les restaurants dont les chefs m'épatent, je fais mon apprentissage en grande partie seule dans mon coin. Ces soirées, ces week-ends passés plongée dans les recettes des autres m'ont valu de nombreuses railleries voire des reproches, mais je ne regrette rien. Et ma dernière soirée d'égoïste en tête-à-tête avec un grand chef a été des plus instructives et extrêmement réjouissante.



La semaine dernière, j'ai eu la chance de recevoir en service de presse (il paraît que c'est comme ça qu'on dit !) La cuisine de William Ledeuil - Ze kitchen galerie, à paraître ce mois-ci chez Albin Michel. J'avais l'intention de m'acheter ce livre depuis que mon amie Guillemette m'avait dit grand bien de William (je me permets de l'appeler par son prénom, nous venons de passer une soirée ensemble à son insu, c'est dire si nous sommes proches !) . Mais avant même que j'aie pu l'acheter, le livre est arrivé directement dans ma boîte aux lettres.
La soirée a commencé par quelques zors-d'oeuvre surprenants et alléchants. Elle s'est prolongée par des bouillons brûlants et des soupes bien chaudes pour se réchauffer. J'ai été séduite par le bouillon thaï de crustacés aux asperges et j'attends impatiemment la saison des asperges pour le tester. J'ai retrouvé avec bonheur la citronnelle au détour de maintes recettes, me suis dit que je n'en avais plus et qu'un tour à la Guillotière s'imposait. J'ai été intriguée par la moutarde de Crémone que le chef utilise, étant pour ma part plus habituée à entendre parler des violons de Crémone... J'ai fermé les yeux pour essayer de me remémorer le goût du shiso, le parfum du basilic thaï. J'ai interrompu ma lecture pour aller râper un peu de gingembre frais juste pour le plaisir. J'ai rêvé d'un dîner en amoureux autour des langoustines aux petits pois et du condiment orange-ananas-coco, avec peut-être une gousse d'ail en moins (mais William, vous ne fournissez pas l'amoureux avec votre livre, alors je laisserai l'ail !). J'ai reconstitué dans mon esprit gourmand le goût et la texture du manchego que je vendais à Cologne, puis me suis laissée embarquée en Asie jusqu'au dessert.
Je n'ai pas souvenir d'avoir vu au fil des pages une seule recette qui me déplaise. J'ai juste passé moins de temps sur celle du saumon vapeur à cause de l'algue kombu que je tiens pour responsable - du moins en partie - d'une poussée de plaques rouges m'ayant démangée plusieurs jours à la suite d'un repas japonisant.
A un moment donné, je me suis rendue compte qu'il faisait nuit noire. Par curiosité, j'ai jeté un oeil sur ma montre et me suis rendue compte que je venais de passer près de trois heures captivantes et que je n'avais pas dîné.

A vous qui lisez ce blog, je recommande vivement ce livre, et pas parce qu'on me l'a envoyé gratuitement ! Et je vous remercie William. Sachez que vos recettes seront à l'honneur sur la table d'un anniversaire un peu spécial pour lequel je suis préposée aux fourneaux. Ne soyez pas surpris si un jour arrive à vos oreilles qu'une jeune femme lyonnaise qui fait sa tambouille dans son coin s'est nourrie de votre livre jusqu'à l'obsession...

lundi 4 octobre 2010

On se réchauffe comme on peut...

Je ne sais pas vous, mais moi, quand il fait 15°C dans mon appartement, qu'il n'y a à l'horizon aucun grand bras musclé susceptible de me réchauffer et que le chauffage collectif n'est pas encore en fonctionnement, j'allume le four, j'enfile deux pulls et je m'emmitoufle dans une vieille couverture ridicule mais je m'en fiche puisque personne ne la voit.
Une fois le four préchauffé, je m'empresse évidemment d'y engouffrer un tas de trucs qui se mangent. Suite à ça, comme je ne pourrai pas tout manger, je suis dans l'obligation de sortir effectuer des livraisons ciblées en fonction des goûts respectifs de mes cobayes du moment. C'est généralement à ce moment-là que je me rends compte qu'il fait plus chaud dehors et qu'au retour, plutôt que d'allumer le four, j'ouvrirai les fenêtres.
La dernière fournée visant à réchauffer mon atmosphère comprenait notamment un premier essai de flan parisien, dessert préféré d'un de mes disquaires préférés qui avait besoin d'un petit remontant. Essai à renouveler. Après de longues discussions, nous avons convenu que la recette manquait de jaunes d'oeufs et que la pâte pourrait être un peu plus sablée que brisée.
Malgré la mise en route du chauffage collectif, mon four risque de chauffer dur cet automne.
Si vous avez une recette qui marche bien, qui donne un flan crémeux mais quand même consistant, n'hésitez pas... Seule contrainte que je m'impose pour ce flan : ne pas utiliser la poudre à crème qu'on voit dans tant de recettes... Pâtissière oui, mais pâtissière rebelle !




Premier essai de flan parisien


Avis aux gourmands :
Je vous donne rendez-vous pour un nouvel atelier - gratuit - de pâtisserie samedi 16 octobre, à 10h30. Toujours des recettes simples et des ingrédients bio.

Magasin Satoriz de Champagne au Mont d'or
11 rue des Rosiéristes
69 410 Champagne au Mont d'or