lundi 28 février 2005

Le temps d'un week-end

Depuis que je tiens ce blog, mon intérêt pour tout ce qui a attrait à la cuisine a augmenté considérablement (déjà qu'il était plutôt prononcé, ça deviendrait presque une obsession). A tel point que j’ai même une paire d’antennes qui m’est poussée sur la tête et qui détecte les choses susceptibles de m’intéresser à 2 km à la ronde… (Francis aussi a le flair, ce qui augmente considérablement nos chances de faire des trouvailles).
J’ai vraiment l’impression que n'importe où, il y a quelque chose qui rentre dans le cadre de ma nouvelle occupation.
Chez les amis, je tombe immédiatement sur leurs livres de cuisine dans lesquels je trouve toujours mon bonheur.
Dans la rue, mon radar me mène vers les boutiques spécialisées et j’y trouve immanquablement des nouveautés.
A la télé, alors qu’on a 30 chaînes et pas de programme TV, on tombe par hasard sur les émissions de cuisine et ça aussi, c’est un plaisir !

Ce week-end encore, j’ai vécu d’innombrables expériences culinaires, rien qu’en 2 petites journées. Nous étions dans le Nord-Pas-de-Calais et voici un bref résumé de nos aventures gourmandes :

La première, au petit déjeuner de samedi : une super brioche croutifondante faite par Thomas, enfin, par sa machine à pain ! mais il a su dosé parfaitement les ingrédients et le résultat était à faire pâlir de jalousie le boulanger du coin.
La deuxième, toujours au petit déjeuner de samedi : la confiture de patates douces d’Isabelle (au passage, il me faut absolument la recette !), puis la confiture de sureau de la ferme de Marcq-en-Baroeul. Toutes les deux délicieuses.
La troisième : le waterzoi de volaille de la brasserie la Cloche, à Lille. Une spécialité des Flandres dont j'aurai l'occasion de vous parler plus tard.


La quatrième : la boutique Alice Délice, dans laquelle j’ai enfin trouvé de l’huile d’argan, produit cher à Requia et que je cherchais à me procurer depuis que j’avais lu son billet à ce sujet. J’ai hâte de l’utiliser et je vous raconterai…
La cinquième : l’achat du livre d’Estérelle, d’ Ester’s kitchen. Avant-propos rigolo, recettes originales pour toutes les situations. J’ai hâte de tester.


La sixième : une pastilla de pigeon au amandes, au restaurant La Meïda, à Valenciennes. Un régal ! (en plus, j'ai trouvé la recette dans un de mes livres sur le Maroc... encore quelque chose à tester !) Un endroit à ne pas manquer si vous êtes dans la région. De nombreuses spécialités kabyles et algériennes vous y attendent.
La septième : un nectar de poire Passe-Crassane de chez Alain Milliat. Je raffolais déjà de son nectar de pêche de vigne, mais ce nectar de poire est tout aussi parfait. Si on en croit les conseils du fabricant, il est idéal en apéro avec du rhum.


Un week-end bien rempli, comme je les aime…


Brasserie La Cloche
13, place du Théâtre - 59800 Lille
Spécialités des Flandres, mais pas seulement. Le seul truc qui me gêne : ils servent des moules toute l'année.

Alice Délice
5 rue Esquermoise - 59800 Lille
Vous y trouverez de tout, de la cuillère en bois au robot Magimix, en passant par les livres de cuisine et plein de produits originaux. Prix assez élevés, comme souvent dans le Vieux-Lille.

Devine qui vient dîner ce soir !
Estérelle Payany, éditions Librio

Restaurant La Meïda
141 rue Famars - 59300 Valenciennes
Pour faire un voyage au Maroc, le temps d'un repas. Très joli cadre.

Les nectars et jus de fruits d’Alain Milliat
660 route de Bonneton - 69530 Orliénas

vendredi 25 février 2005

Vite fait, bien fait

Hier midi, un collègue de Francis est venu déjeuner. La veille, Francis m’avait demandé insidieusement : « t’as envie de cuisiner demain midi ? ».
Toujours partante, je lui ai répondu que Oui, sans savoir ce que j’allais bien pouvoir préparer.
L’inventaire du frigo mercredi soir, ça donnait ça :
Céleri en branche
1 petit poireau
quelques pois gourmands
4 œufs
un pot de crème fraîche
2 yaourts
3 bouts de fromage bien entamés
un reste de tapenade
6 ou 7 bières
des trucs pour le petit déjeuner (donc, on compte pas)
En dehors du frigo, on avait des pâtes, des fruits, des macarons et des tuiles en chocolat.

Tout ça ne m’inspirait guère…
Sachant qu’on était mercredi soir et qu’on avait 3 épisodes de nos séries préférées à regarder avant jeudi soir… il fallait agir vite !
Il me restait peu de temps et je savais d’avance que la nuit serait difficile parce que notre petit voisin du dessus ne fait pas ses nuits, du coup, nous non plus. Donc, aucun espoir de me lever aux aurores en pleine forme pour réfléchir à tout ça à tête reposée.

Après une réflexion intense de 30 secondes, je me suis dis que :
- si je me levais à 9 h (oui, c’est tard pour un jour de semaine, mais notre petit voisin ne dort pas depuis le début de la semaine, alors j’ai du sommeil en retard),
- si je courais au supermarché pour faire quelques courses,
j’aurais le temps de préparer quelque chose de simple et rapide, mais QUOI ?

Remue-méninges intense de 30 secondes supplémentaires…
Verdict : tarte à la tomate et à la moutarde, avec une petite salade de roquette.
Problème résolu. Les tomates et la roquette, ce n’est pas de saison, mais y en a tout le temps au supermarché. Alors, pour une fois, je vais faire une entorse à mon bon sens écologique (si c’est pas la saison, ça vient de pays où c’est la saison, donc ça a voyagé et consommé du carburant ou bien c’est cultivé en serres, alors c’est une dépense d’énergie et d’engrais supplémentaire et c’est aussi plus cher que si c’était la saison).

Le lendemain matin…
Mauvaise nuit, comme prévu. J’avais chaussé mes bouchons d’oreilles en prévision, mais ils se sont sauvés 2 fois et le bébé s’est mis à pleurer justement à ces 2 moments-là.
Je cours au supermarché pour acheter le nécessaire, puis au boulot :

Pour une tarte d’environ 26 cm de diamètre, j’ai eu besoin de :

une pâte feuilletée
5 tomates, tranchées, légèrement saupoudrées de sel afin qu’elles dégorgent (env. 30 min)
2 œufs
200 g de crème fraîche épaisse
2 c. à s. de moutarde à l’ancienne
2 pincées se sel
un peu de parmesan


Abaissez la pâte dans un moule à tarte. Tartinez le fond avec une cuillère à soupe de moutarde.
Déposez les rondelles de tomates.
Dans un bol, fouettez les œufs, la crème, le sel et une cuillère de moutarde. Versez cette préparation sur les tomates.
Saupoudrez de parmesan râpé.
Enfournez environ 40 minutes à 180°C.


Mission accomplie !

mercredi 23 février 2005

Le gros pomelo

Je vous présente mon nouvel ami, monsieur le pomelo vert. Je l’ai rencontré ce matin en faisant les courses. On s’est bousculés, on s’est regardés droit dans les yeux et puis on s’est plus quittés.




Depuis longtemps déjà, ces petits bonshommes verts ont investi les rayons fruits et légumes des supermarchés et les étalages des marchés. Mais voilà, je n’osais pas les aborder. (Je suis timide, mais je me soigne.)
Je me disais aussi que s’ils avaient le même goût que leurs cousins pamplemousses jaunes, ce serait certainement trop amère pour mon palais sensible. Je les ai donc jusqu’à maintenant tout simplement ignorés au profit de leurs autres cousins, aussi appelés pomelos, mais ayant la chair rose et un goût sucré.
Ce matin, je lisais consciencieusement les étiquettes des produits que je rencontrais au supermarché quand je suis tombée sur celle des pomelos.
Elle disait : " Pomelos - 1,2 euros / Stück (Süsse) "
Comprenez : " Pomelos – 1,2 euros / pièce (doux) "

Bon, c’est vrai que c’est cher pour un seul fruit, mais c’est pas tous les jours et puis c’est un sacré morceau (il tient pas dans la main). Mais le plus important, c’est le mot Süsse qui veut dire doux, douceur ou sucré selon le contexte. Donc, plus aucune hésitation à avoir. Ni une, ni deux, j’en embarque un à bord de mon panier.

Me voilà de retour à la maison et c’est l’heure de manger…
Je vous épargne le menu du jour et je passe directement au dessert : mon pomelo vert.
D’un geste vif (un peu hésitant au début, mais vif quand même), je lui tranche la tête.
La peau est épaisse, ce qui doit assurer une bonne conservation de la chair.
La chair, justement, est jaune pâle et très ferme, pas acide du tout et pas amère non plus.

J’ai voulu en savoir plus sur ce nouvel ami. Voici le fruit de mes recherches :
L’arbre qui porte le même nom serait le résultat d’un croisement entre l’oranger et le pamplemoussier (d’après le Petit Larousse).
Il nous vient d’Asie, d’Israël ou encore d’Afrique du Sud. Il semblerait que certains individus de cette espèce aient la chair rose. Ils se prêtent très bien à la confection de confitures. Enfin, en plus de la vitamine C, il paraît qu’ils contiennent du potassium, du phosphore et du calcium. Autant de raisons pour en manger.

dimanche 20 février 2005

Macarons

Je suis de retour de Picardie. Avant que je parte, ma nièce m'a offert une énorme boîte de macarons d'Amiens et de tuiles en chocolat.




Les macarons d'Amiens font partie de mes douceurs préférées, au même titre que tout ce qui contient un pourcentage d'amandes supérieur ou égal à 25 % !
Apparus au 16ème siècle, ils sont aujourd'hui fabriqués par le confiseur et chocolatier picard Jean Trogneux. Ils ont reçu le grand prix de France des Spécialités Régionales en 1992.

Voici ce qu'on voit quand on ouvre la belle boîte décorée avec la cathédrale d'Amiens en aquarelle :




La composition des fameux macarons : amandes, sucre, miel, blanc d'oeuf, huile d'amande douce et essentiel d'amandes amères. Pas si compliqué, il fallait juste y penser ! En plus, ils sont joliment enveloppés dans du papier doré.



Appétissant, non ?


Dans la boîte, le confiseur a cru bon de glisser une petite carte qui dit :


Qu'il soit rassuré, avec nous, ses macarons seront consommés rapidement... très rapidement !


Où trouver ces macarons :
A Amiens : 1 rue Delambre, 4 rue Duméril et dans la galerie du centre commercial de Dury
A Saint-Quentin : 1 rue Saint-André
A Arras : 33 rue Delansorne
A Lille : 19 place du théâtre