épices et compagnie...                                                                      ... un blog épicé, un peu plus sucré que salé

lundi 16 novembre 2009

Vanille et Saint-Jacques




Brochettes de Saint-Jacques à la vanille et à l'orange
Pour 5 brochettes
15 Saint-Jacques
5 demies gousses de vanille fendues dans la longueur (récupérées de vos dernières crèmes pâtissières ou crèmes anglaises...)
1 demie gousse de vanille fraîche (pas récupérée celle-là !)
1 orange
2 c. à s. de sucre
sel de Maldon

Prélever le zeste de l'orange. Presser son jus.
Dans une petite casserole, porter 15 cl d'eau et le sucre à ébullition. Y ajouter les zestes d'orange et prolonger l'ébullition 5 minutes environ. Retirer du feu. Réserver.
Verser le jus d'orange (environ 8 cl) et la demie gousse de vanille fraîche avec ses grains dans une petite casserole.
Faire réduire le jus de moitié sur feu doux. Après réduction, laisser infuser environ 15 minutes.
Piquer 3 Saint-Jacques sur chaque demie gousse de vanille restante.
Retirer les zestes d'orange confits de leur sirop.
Au moment de servir, faire chauffer une poêle et y faire revenir les Saint-Jacques dans un filet d'huile d'olive, environ 1 minute sur chaque face.
Servir les brochettes de suite, accompagnées du jus d'orange à la vanille, parsemées de sel de Maldon et décorées de zestes confits.

Conserver les gousses pour de prochaines brochettes.

mardi 10 novembre 2009

Petits gratins du dimanche soir...

... avec ce qui tombe sous la main.





Gratins de poires aux noisettes
Pour 4 personnes (ou 1 qui en mangera 4 fois)
2 poires Williams
125 ml de " lait " de noisette
2 c. à s. de crème fleurette
1 gros oeuf
2 c. à s. de sucre vanillé
2 c. à s. bombées de poudre de noisettes
beurre

Préchauffer le four à 160°C.
Beurrer légèrement des petits plats à gratins ou à tartelettes.
Eplucher les poires, les couper en deux dans le sens de la longueur, ôter le coeur. Les couper en lamelles et les disposer dans les plats.
Fouetter le sucre avec les oeufs. Ajouter la poudre de noisette.
Ajouter les liquides. Verser autour des poires.
Enfourner pour environ 40 minutes.
Déguster tiède ou froid.

mercredi 4 novembre 2009

Poêlée automnale

Quelques ingrédients piochés au gré du frigo et des placards bien remplis, et voilà une petite poêlée de saison ... Des saveurs d'automne, de la douceur, une touche acidulée avec le sumac pour réveiller la rondeur de la châtaigne, du croquant, du fondant... Tout ce dont j'avais besoin ! Ou presque...



Poêlée automnale
Pour 2 personnes
1 petit chou-rave
2 carottes
125 g de tofu
125 g de châtaignes précuites
1 filet d'huile d'olive
shoyu
sésame
sumac

Couper le tofu en dés.
Eplucher et couper les légumes (l'humeur du jour a donné des rondelles pour les carottes, et des bâtonnets pour le chou-rave).
Les faire revenir dans un filet d'huile d'olive.
Ajouter les châtaignes et le tofu.
Faire cuire quelques minutes seulement pour garder les légumes croquants ou plus longtemps si vous les voulez plus cuits.
Saler avec le shoyu.
Saupoudrer de sésame et de sumac.

jeudi 29 octobre 2009

Oeuf cocotte

J'avais envie d'un oeuf cocotte tout bête et je me suis rendue compte que je n'en avais jamais fait. Petite consultation de quelques livres, dont celui de Jean-François Piège qui met des tomates confites et des cèpes dans ses " oeufs en pots ". Pas de cèpes chez moi. Avant, je ne les aimais pas particulièrement mais désormais, j'ai décidé de leur vouer une haine sans appel depuis que j'ai connu un amateur de cèpes qui mériterait d'être privé de cèpes jusqu'à la fin de ses jours... Mais je m'emporte, revenons à ma cuisine.




Oeuf cocotte
Pour une personne
1 gros oeuf
1 c. à s. de crème fleurette
2 tomates confites
beurre
sel
sumac
graines de fenugrec germées
radis


Préchauffer le four à 160°C.
Beurrer un ramequin et saler les bords et le fond.
Couper les tomates confites en petits morceaux et les disposer au fond du ramequin.
Casser l'oeuf dans le ramequin, ajouter la crème.
Saler en surface.
Placer le ramequin dans un bain-marie.
Enfourner pour environ 12-15 minutes (le blanc doit être juste pris et le jaune pas pris du tout).
A la sortie du four, saupoudrer de sumac, décorer de graines germées et de rondelles de radis roses.

mardi 27 octobre 2009

Pistache et rose





Cupcakes aux pistaches et à l'eau de rose
Pour 15 - 20 cupcakes
220 g de beurre pommade
200 g de sucre
4 oeufs
175 g de farine
1 sachet de levure chimique (11 g)
125 g de pistaches
pour le glaçage :
250 g de ricotta
190 g de beurre pommade
50 g de miel
10 c. à c. d’eau de rose
quelques pistaches

Tamiser la farine et la levure.
Hacher les pistaches grossièrement.
Préchauffer le four à 180°C.
Disposer des caissettes en papier dans des moules à muffins.
Fouetter le beurre pommade et le sucre.
Incorporer les oeufs un à un.
Ajouter le mélange farine / levure, puis les pistaches.
Répartir la pâte dans les caissettes en papier.
Enfourner pour 15 minutes environ (la pointe d’un couteau doit ressortir sèche).
Laisser refroidir sur grille.
Pour le glaçage, fouetter vivement la ricotta, le beurre pommade et le miel. Ajouter l’eau de rose et continuer de fouetter jusqu’à ce que le mélange soit lisse et homogène.
A l’aide d’une poche munie d’une douille cannelée répartir le glaçage sur les cupcakes et parsemer de pistaches concassées.

dimanche 25 octobre 2009

Vous avez dit violette ?!

Il y a un petit (voire un long) moment, s'est ouvert à Lyon une confiserie qui porte un bien joli nom. On m'en a maintes fois parlé et j'ai maintes fois dit que j'irais voir. Le temps m'a manqué, les mois ont passé et puis un jour, Emilie m'a envoyé une invitation pour venir assister à la prochaine dégustation. Quand on m'invite à une dégustation de bonbons, je dis OUI ! mais quand en plus, il y a des chances de rencontrer des petites violettes cristallisées dans le sucre, des petits pois au lard, des guimauves ou des graines de cumin enrobées de sucre, je fonce !
Allez, je vous transmets l'info. Peut-être qu'on s'y croisera.

mercredi 21 octobre 2009

Eierlikörkuchen

C'est quoi ce charabia ?! C'est de l'allemand, bien sûr !
Allez, on décortique : Eier = oeuf, Eierlikör = liqueur d'oeuf et Kuchen = gâteau. Il s'agit donc d'un gâteau à la liqueur d'oeuf. Vous voyez, c'est simple l'allemand !
Il se trouve qu'il y a fort longtemps, j'ai rapporté d'Allemagne une bouteille de liqueur d'oeuf, spécialité locale qui m'avait intriguée au point de goûter et même d'en acheter...
Et puis le temps a passé, la bouteille fut laissée toute seule dans son coin pendant de longues années remplies de joies et de peines, de succès et d'échecs, de futilités et de profondeurs, de belles rencontres et d'envies de meurtre. Puis un beau jour - enfin, je ne sais plus si ce jour était beau, mais je trouve la formule jolie -, j'ai vu une recette qui utilisait cette fameuse liqueur d'oeuf chez Bretzel et Café crème. Et là, en un quart de seconde, ma bouteille était sauvée, tirée de l'oubli éternel. Merci Flo !
Il fallut environ une minute et trente secondes pour remettre la main sur les deux recettes de gâteaux que j'avais soigneusement conservées durant toutes ces années - et oui, une minute trente, c'est ça d'être ordonnée et organisée ! ça prend du temps mais au moment crucial, ça permet une efficacité optimale !
Les deux recettes sous le nez, placards ouverts, je bidouille pour adapter aux moyens du bords (ce qui vaut l'entrée de l'arrow root dans la recette), j'enlève du sucre parce que... parce que c'est du sucre ! J'ouvre la bouteille et c'est parti.



Eierlikörkuchen
125 g de farine
60 g d'arrow root
4 c. à c. rases de levure
160 g de sucre glace
5 oeufs
75 g de beurre
25 cl de liqueur d'oeuf

Préchauffer le four à 160°C.
Faire fondre le beurre sur feu doux.
Tamiser ensemble la farine, l'arrow root et la levure.
Fouetter les oeufs avec le sucre glace. Ajouter le beurre fondu puis la liqueur d'oeuf toujours en fouettant.
Ajouter les ingrédients secs. Fouetter jusqu'à obtenir un appareil lisse.
Verser dans un moule à savarin beurré.
Enfourner pour 45 minutes environ.
Laisser tiédir avant de démouler.

vendredi 16 octobre 2009

Moelleux pomme - cannelle

C'est de saison...



Moelleux pomme-cannelle

Pour environ 12 moelleux
100 g de beurre pommade
100 g de sucre
2 oeufs
125 g de farine
1/2 sachet de levure chimique
150 g de pomme râpée
1 c. à c. de cannelle en poudre
pour le glaçage :
150 à 200 g de sucre glace
3 c. à c. de cannelle en poudre
quelques c. à c. d’eau tiède

Tamiser la farine, la levure et la cannelle.
Préchauffer le four à 180°C.
Disposer des caissettes en papier dans des moules à muffins.
Fouetter le beurre pommade et le sucre.
Incorporer les oeufs un à un.
Ajouter le mélange farine / levure / cannelle, puis la pomme.
Répartir la pâte dans les caissettes en papier.
Enfourner pour 15 minutes environ (la pointe d’un couteau doit ressortir sèche).
Laisser refroidir sur grille.
Pour le glaçage, mélanger le sucre glace et la cannelle. Délayer avec un peu d’eau pour obtenir un mélange crémeux ou coulant. Napper les moelleux.

mardi 13 octobre 2009

Premier échange concluant, je retente le coup...

Souvenez-vous la première fois, je cherchais un prof de crawl que je proposais de rémunérer en cookies. L'échange s'est fait et en plus de bons conseils pour le crawl, il se trouve que mon prof est devenue une amie.
Alors cette fois-ci, mon prof de plomberie deviendra peut-être aussi mon ami !
Voilà donc ma petite annonce du moment (s'adressant aux lyonnais ou presque lyonnais). Si une âme charitable passe par-là, qu'elle me fasse signe ! Cake au gingembre, cookies, tarte aux pralines, tajine de poulet au citron... à vous de choisir la monnaie d'échange cette fois-ci !
Et comme la première fois, même cahier des charges : jeunes hommes beaux et musclés, s'abstenir.

vendredi 9 octobre 2009

Surtout, ne pas paniquer...

Un jeudi matin presque ordinaire. Lever matinal mais pas trop.
Petit-déjeuner ordinaire mais pas trop.
Plus de bouchons que d'habitude, j'arrive en retard au travail. Je n'aime pas arriver en retard au travail.
Vite fait, j'enfile ma veste blanche plus tout à fait blanche et je file en cuisine.
Il pleut, on aura sans doute du monde.
Aujourd'hui, ce sera canard aux pommes, le velouté, ce sera carotte à l'orange, la salade sera sucrée - salée avec du bleu, des raisins (mmmm, ils sont juteux) et d'autres choses... Pour le poisson, on verra plus tard.
J'épluche mes carottes avec patience (j'adore éplucher mes carottes), je dispose les pommes au four, chacune ayant droit à sa noisette de beurre. Les herbes fraîches sont fraîches, la nigelle pour le velouté est parfumée.
Une livraison... On réceptionne, on range et on refile en cuisine.
Une petite purée de chou-fleur, ça pourrait être pas mal avec le poisson... Va pour le chou-fleur, mais pas tout seul. Curry ? fèves ? curry et fèves !

On a une table de 3 à 12h15, une de 7 à 12h30 une autre de 3 à 13h.
OK, c'est noté !
La table de 7, c'est au nom de Brazier.
........... (mine déconfite, souffle coupé)
ça va aller ?
Euh oui, ça va aller. Tu dis, Br... Bra.... Brazier comme... Brazier ?!
Ah oui, Brazier comme Brazier !
OK, c'est noté !

Sourire crispé, pour le coup, me voilà beaucoup plus blanche que ma veste.
Ah mais non, ça ne va pas aller du tout. D'ailleurs, il faut que je file, je sens que j'ai de la fièvre. C'est quoi cette douleur subite dans l'oreille ? une otite ! je suis sûre que j'ai une otite. Il faut que je m'en aille, j'ai besoin d'un médecin... Au secours, mes jambes se dérobent, je vais défaillir.
Bon, on se reprend. Surtout ne pas paniquer. En plus Jacotte, elle est adorable. C'est ma copine Flo qui l'a dit et ma copine Flo dit des trucs sensés d'habitude (sauf quand elle me conseille de m'inscrire sur Meetruc !).
Donc, je disais, surtout ne pas paniquer, ça va bien se passer.
Quelle heure est-il ? 10h35. Quoi, 10h35 ? déjà ? mais, je ne serai jamais prête !
Surtout ne pas paniquer. En plus, si ça se trouve, Mme Brazier sortira de chez le dentiste et elle sera encore sous l'effet de l'anesthésie, goût et odorat perturbés, elle ne pourra être qu'indulgente.
C'est ça, une dame qui réserve au restaurant pour 7 personnes, elle sortira de chez le dentiste ! C'est fou ce qu'un esprit en panique peut imaginer comme inepties ! et dire que cet esprit est le mien ! je ne contrôle vraiment plus rien !

Midi ! C'est bien la première fois que ça me désole qu'il soit midi !
Allez, entame le service comme si de rien n'était, ça va aller...
12h30, elles arrivent. Elles sont bien 7, Jacotte est là, son dentiste l'a laissée en paix aujourd'hui il semblerait.
Bonjour ! C'est vous qui êtes en cuisine aujourd'hui ?
euh oui, le jeudi, c'est moi !
Comment allez-vous ?
Bien merci et vous ?
je vais bien, tout va bien...
...
Je n'ai malheureusement plus aucun souvenir de la suite de la conversation...

Surtout ne pas paniquer. Sers les autres tables, eux aussi sont là pour manger !
Et m--de, je n'ai plus assez d'assiettes propres. Mais elles sont où les assiettes ?! Sur les tables avec du canard dedans ! Ah bah oui.
Une table de 4 arrive, et une de 2.
BZZZZZZZ (c'est le bruit de l'imprimante) Un bon sort. 2 couverts - 1 poisson - 1 viande.
Vite tu sers ça et tu te colles à la plonge rapido pour récupérer des assiettes.
BZZZZZZZ Un autre bon.
BZZZZZZZ Encore un.
A l'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiide !
BZZZZZ et re-BZZZZ mais elle va se calmer cette imprimante ?!

Tu as besoin d'aide ?
Bah oui, j'ai plus d'assiettes (et j'ai perdu tous mes moyens mais ça je peux pas le dire au boss ! de toute façon, s'il n'avait pas deviné, ce qui est peu probable, il le saura un jour ou l'autre puisqu'il lit ce blog !).
J'arrive !

Sauvée ! Je reprends où j'en étais, munies de mes assiettes propres comme des sous neufs !
Là faut envoyer ma grande. Pour la table de 7 !
Sueurs froides, main tremblante, troubles subits de la vue et de l'audition, veste blanche encore un peu moins blanche...
Les assiettes partent. Alea jacta est !

Fin de service sur les chapeaux de roue, j'ai quasiment oublié de respirer.

Mademoiselle, votre purée de chou-fleur était délicieuse. Qu'avez-vous mis dedans ?
Euh, euh.... du chou-fleur, et puis du curry et aussi des fèves.
Ah, c'est ça, j'ai beaucoup aimé.
Merci, ça me fait plaisir.

Vite, me réfugier à la plonge !

On s'est régalées !
C'est vrai ?! Qu'est-ce que vous avez pris ?
J'ai pris le poisson.
Ah....
On se revoit dans quinze jours ! enfin, on reviendra peut-être avant !
D'accord, à dans quinze jours. Bonne fin de journée.


Et voilà, elle est partie. Déjà. Je n'ai même pas eu le temps de lui parler de sa grand-mère... Dans quinze jours peut-être.

lundi 5 octobre 2009

Gourmandise au saut du lit

En ce moment, au petit-déjeuner chez épices et compagnie, c'est granola.
Granola aux baies de Goji, ingrédient débarqué dans ma cuisine il y a quelques mois, sur les conseils appuyés d'une collègue inquiète pour ma santé ! A moi les antioxydants, les oligo-éléments, les vitamines et les acides aminés essentiels. Je me sens bien, tout va bien...




Mon granola aux baies de Goji et tutti quanti
Pour un grand pot
4 c. à s. de tahin (purée de sésame)
7 c. à s. de jus de dattes concentré
3 gouttes d'huile essentielle de mandarine
60 g d'amandes mondées
170 g de flocons d'avoine
50 g de noix du Brésil
1 citron
50 g de zestes d'oranges confites
40 g de baies de Goji
1 c. à s. de graines de lin
1 c. à s. de pignons de pin
2 pincées de sel de l'Himalaya

Peser tous les ingrédients.
Hacher les noix et les amandes grossièrement et couper les écorces d'oranges en petits morceaux.
Mélanger tous les ingrédients secs sauf les baies de Goji dans un saladier.
Préchauffer le four à 180°C.
Faire tiédir le tahin et le jus de dattes sur feu très doux en mélangeant.
Hors du feu, ajouter l'huile essentielle et environ 1/2 c. à c. de zeste de citron râpé.
Verser le mélange tiède sur les ingrédients secs en mélangeant.
Etaler sur une plaque garnie d'une feuille de papier cuisson.
Enfourner pour 15 minutes. Remuer à mi-cuisson et veiller à ce que le mélange ne colore pas trop.
Laisser refroidir avant d'ajouter les baies de Goji.
Ce granola n'est pas mal du tout avec un lait d'avoine.

mercredi 30 septembre 2009

La grève ne nous empêchera pas de cuisiner...

... enfin, elle ne nous empêchera pas d'essayer !



Début d'automne, un samedi matin.
Au programme : les fameuses Knödel (ou Klöße) accompagnées de leur inévitable rôti.
Invité : mon père.
Aux fourneaux : mon ex-colloc' et moi.
Aparté n°1 : j'ai bien écrit " ex-colloc' " car elle a déjà trouvé un autre appart' que le mien pour réviser ses cours des nuits entières. Évidemment, je ne faisais pas le poids face à un appart' à deux pas de l'arrêt de bus qui conduit directement à la fac de médecine.
Imprévu sans conséquences : grève des transports en commun qui rend incertaine l'heure d'arrivée de chef n°2 (je garde le privilège du n°1, c'est ma cuisine tout de même !)
Imprévu avec conséquences potentiellement graves : je découvre à heure H - 0,75 que mon boucher a fermé. Il est tout simplement parti, disparu, la boutique est fermée pour de bon, il reste les murs, le sol et c'est tout, et mes yeux pour le pleurer mon boucher préféré.
Aparté n°2 : cette cessation d'activité est forcément ma faute. Si j'avais acheté de la viande plus souvent, il n'aurait peut-être pas mis les clefs sous la porte. En plus, je manque de fer, j'aurais vraiment dû aller le voir plus souvent mon boucher préféré. Surtout qu'en général, quand j'allais lui acheter de la viande, on parlait de chocolat, de Thierry Marx ou de Michel Bras... Je l'aimais bien mon boucher.
Problème du jour : trouver un rôti à heure d'arrivée présumée de chef n°2 - 0,5
Avantage jouant en ma faveur : je peux sans doute compter sur un retard certain (pléonasme) d'invité n°1. Nous avons donc du temps devant nous. Manquerait plus qu'il arrive à l'heure aujourd'hui celui-là ! ;-)
Coup de fil à chef n°2 : confirmation que les grilles du métro sont fermées. Élaboration du plan B.
Heure H + 0,5 : chef n°2 est là. On fonce à la recherche du rôti perdu.
Heure H + des brouettes : nous sommes en cuisine avec un rôti, des patates et tutti quanti.
Heure H + encore quelques brouettes : SMS poétique et encourageant de Opa depuis l'Allemagne :

Kloß und Soß
Fleisch von der Sau
Geht's nicht in die Hos'
Ist die Freud' jeder Frau


Traduction pas littérale :
Quenelle et sauce,
Viande de porc,
Les réussir
Fait la joie de chaque cuisinière


Évidemment, en français, ça ne rime pas. Par ailleurs, je laisse Opa assumer ces quelques vers !

La recette exacte, je ne l'ai pas, surtout que nos Knödel furent belles jusqu'à mi-cuisson puis... Mais le principe est le suivant :
Faire dorer des petits croûtons de pain de mie à la poêle avec un peu (un peu plus) de beurre.
Éplucher une quantité Q de pommes de terre.
Cuire Q/3 de pommes de terre. Râper le reste cru.
Dégainer le Kloßsack. Y mettre les pommes de terre crues râpées et presser pour en extraire le maximum de liquide. Réserver le liquide dans un saladier.



Presser les pommes de terre cuites.
Vider le liquide jaunâtre et garder l'amidon qui s'est déposé au fond du saladier.
Mélanger les pommes de terre crues, cuites et l'amidon en ajoutant un peu d'eau bouillante mais pas trop (je vous avais prévenus : pas de recette exacte !). Saler et malaxer cette pâte jusqu'à obtenir un mélange homogène.
Porter une grande quantité d'eau salée à ébullition.
Prélever un peu de pomme de terre, former une boule. Presser au centre pour la creuser et y glisser quelques croûtons. Refermer la quenelle et lui redonner une forme de boule.



Cuire les Knödel quelques minutes dans l'eau bouillante.



Invité n°1 arrive. Il a faim. Nous aussi ! Évidemment, t'as vu l'heure ?!
Rôti parfait, chou rouge aussi.
Knödel ratées, Knödel mangées !
Pommes au four sucrées, juteuses et parfumées.
Chef n°2 déçue mais elle refait des Knödel demain pour trouver l'erreur.

mercredi 23 septembre 2009

Juste ce qu'il faut en gingembre...

Largement inspiré d'une recette du livre de Rose Bakery, voici le cake qui a marqué mon retour en cuisine, mes derniers coups de soleil de l'été 2009, mes premiers maux de gorge pré-automnaux et accessoirement, les 40 ans d'un ami. Parmi les petites modifications, l'ajout de jus de dattes concentré et de gingembre confit car je trouvais vraiment que ça manquait de gingembre tout ça...



Cake aux trois gingembres
Pour 1 grand cake ou 7-8 petits
75 g de beurre pommade + un peu pour le(s) moule(s)
225 g de farine T55
1 c. à c. de levure
3/4 c. à c. de bicarbonate de soude
1 c. à c. de cannelle en poudre
1/2 c. à c. de mélange quatre épices (muscade, poivre noir, girofle et gingembre - encore lui !)
2 c. à s. de gingembre en poudre
l'équivalent d'une grosse noix de gingembre frais
50 g de gingembre confit (une gourmande de passage qui a goûté et apparemment apprécié, m'a dit que j'aurais pu augmenter la dose ! à vous de voir...)
2 pincées de sel
70 g de sucre de canne non raffiné
2 c. à s. de miel
2 c. à s. de jus de datte concentré
2 oeufs


Préchauffer le four à 180°C.
Beurrer et chemiser de papier sulfurisé un grand moule à cake ou plusieurs petits (inutile si vous avez de petits moules jetables).
Découper le gingembre confit en petits morceaux.
Mélanger la farine, la levure, le sel et les épices en poudre. Réserver.
Râper le gingembre frais finement.
Battre le beurre pommade avec le sucre, le miel et le gingembre frais.
A part, mélanger le jus de datte avec 1/2 c. à c. de bicarbonate (observer la jolie réaction, Hervé This, si vous passez par-là, un commentaire ?) puis ajouter ce mélange au mélange précédent.
Dissoudre le reste de bicarbonate dans 15 cl d'eau bouillante et verser sur le mélange précédent.
Incorporer les ingrédients secs puis les oeufs.
Verser dans le(s) moule(s). Répartir le gingembre confit en surface.
Enfourner pour environ 40 minutes pour un grand cake et 25 minutes pour des petits. Le(s) cake(s) est (sont) cuit(s) lorsque la pointe d'un couteau en ressort sèche. Démouler froid.
Rose conseille de déguster ce cake toasté et beurré...

jeudi 17 septembre 2009

Was ist denn das ?!





Non, non, je ne suis pas repartie en Allemagne, c'est l'Allemagne qui est venue jusqu'à moi. Comme quoi, ça sert de travailler dans une librairie - restaurant dotée d'un espace WIFI. Ce lieu attire beaucoup d'étrangers de passage et ça permet parfois de faire de belles rencontres (et parfois de mauvaises rencontres également, mais laissons ça de côté).
Dernièrement, j'ai eu la chance de faire la connaissance d'une jeune étudiante allemande sur mon lieu de travail, entre deux pâtisseries orientales et un jus de baobab au gingembre. Arrivée là grâce à un certain Erasme, elle était en quête d'un appartement en collocation en vue de la rentrée universitaire et d'un remake de l'Auberge espagnole à la lyonnaise mais sans Romain Duris (hélas !). Et moi, j'étais comme à l'accoutumée en quête de nouveaux cobayes pour mes essais de cuisine encore rares mais de moins en moins.
J'avoue que le fait que ma proie soit germanophone, intelligente, calme et apprentie médecin a aiguisé ma tentation de l'attirer dans mes filets, je veux dire, m'a décidée à lui apporter mon aide. Je me suis donc empressée de lui donner mes coordonnées détaillées et si j'avais eu un portable, nul doute que je lui en aurais communiqué le numéro en lui glissant qu'elle pouvait m'appeler jour et nuit !

Quelques échanges de mails et plusieurs jours d'approche stratégique plus tard (en suivant scrupuleusement la méthode Assimil' consacrée à l'art de la manipulation franco-allemande - en vente dans toutes les librairies, sauf celle où je bosse car nous avons une éthique, nous !), la prédatrice que je suis est arrivée à ses fins, non sans une grande satisfaction personnelle ! La jeune innocente a très facilement accepté mon invitation à venir s'installer chez moi le temps de trouver mieux (si tant est qu'il soit possible de trouver mieux, surtout depuis que j'ai artistiquement repeint les murs et donné un coup de jeunesse à mes quelques mètres carrés).

Et voilà ma nouvelle amie qui s'installe chez moi. S'ensuivent des soirées agréables autour de Zwetschgenkuchen à converser en allemand, à se trouver des connaissances communes auxquelles on ne s'attendait vraiment pas...
Et un soir, parlant cuisine, voilà que ma colloc' par intérim me montre l'objet que vous voyez sur la photo. Je ne sais pas si vous avez une idée de ce que cela peut être, mais moi, je n'en avais aucune. D'ailleurs, j'y pense, cela pourrait faire l'objet d'une rubrique de l'émission Karambolage. Ils ont toujours des objets improbables à y présenter... Le dernier que j'ai découvert était un appareil à couper les haricots verts en tronçons tous de la même taille. Très allemand, n'est-ce pas ?!

La réponse pour la devinette du jour : il s'agit d'un Kloßsack.
Et cet hiver, ce petit sac en tissu nous servira à faire des Knödel, sortes de quenelles de pommes de terre en forme de sphères généralement accompagnées d'un Braten (rôti). Alors, peut-être à bientôt pour ce plat allemand typique et roboratif...

En cette période de rentrée scolaire, universitaire et littéraire, il semblerait que ce soit aussi la rentrée pour mon blog. J'en profite pour faire un petit clin d'oeil à ceux qui savent et qui m'ont secoué les puces pour que j'arrête d'affamer ce pôvre blog qui n'a rien demandé. Annick, Sophie, Bertrand, Véro et les autres... ;-)

jeudi 9 avril 2009

Mange tes carottes...

... ça rend aimable !
J'ai détesté les carottes jusqu'à l'âge d'au moins 25 ans (sauf dans le carrot cake et sauf les carottes de ma mamie). Je vous laisse deviner mon degré d'amabilité ! M'en fous, j'assume !



Petites terrines de carottes à l'orange
Pour 3 ramequins
375 g de carottes (épluchées)
20 cl de jus d'orange
2 g d'agar agar
2 pincées de cannelle moulue
1 clou de girofle
sel
poivre noir

Couper les carottes en rondelles. Les faire cuire 10 minutes dans de l'eau bouillante salée.
Les égoutter et les remettre à cuire dans la moitié du jus d'orange pendant 5 minutes.
Dans une petite casserole, porter le reste du jus d'orange et l'agar agar à ébullition. Prolonger l'ébullition 30 secondes.
Rassembler le contenu des deux casseroles dans le bol du mixer. Assaisonner.
Mixer finement et répartir dans les ramequins.
Laisser refroidir puis faire prendre au frais pendant au moins une heure.
Démouler en passant la lame d'un couteau entre le ramequin et la terrine.

A déguster bien frais avec une salade d'endives et une vinaigrette parfumée de jus d'orange par exemple.
Vous aurez peut-être remarqué que cette recette était inspirée du livre de Clea sur l'agar agar....

Cannette à faire disparaître

Je vous passerai les détails mais il se trouve qu'un jour, une cannette de coca truc-la s'est échouée dans ma cuisine. Vous m'imaginez bien embêtée avec cette chose-là et vous avez raison. Moi qui n'ai pas le souvenir d'avoir jamais acheté cette boisson-là, pensez donc que j'étais désemparée... La boire ?! Si encore j'aimais ça, ou si une raison médicale m'y encourageait, mais je n'ai pas prévu d'avoir de gastro avant décembre prochain. Et en plus, je n'aime pas les bulles.
Comme je n'avais aucune envie de conserver cette cannette jusqu'à Noël, je me suis empressée de la mettre au frais et de la proposer à tout invité passant par la maison. Mais c'est que mes invités s'étaient donné le mot pour m'empêcher de me débarrasser de l'objet de mon embarras. Évidemment, je n'aurais jamais dû proposer du coca truc-la au côté de mon Prince ou encore d'un jus d'oranges sanguines tout frais pressé à la force de mes petites mains à grand coup de centrifugeuse.
Quoi qu'il en soit, malgré de multiples efforts et après maintes tentatives de persuasion auprès de mes amis, j'ai fini par me confier à mon amie Ghislaine (qui n'a pas non plus voulu boire la cannette en question - est-ce ça une vraie amie, je vous le demande ?! ;-)
Bon, elle m'a tout de même aidée, mais à moitié parce qu'en fin de compte, je vais quand même la consommer moi-même cette fichue cannette, mais sans les bulles !
Je précise que la recette d'aujourd'hui n'aurait jamais dû arriver sur ce blog ! Merci Ghislaine et merci Julie Andrieu dont j'ai adapté à ma sauce la recette de poulet au cola. Je dois quand même avouer que ce n'était pas mauvais !



Poulet au coca truc-la
pour 2 personnes
2 cuisses de poulet
1 c. à s. de vinaigre balsamique blanc
33 cl de coca truc-la(alors que Julie n'en mettait que 10 cl ! vous me voyez avec les 23 cl restant ?! absolument inconcevable !)
2 c. à s. d'huile d'olive
l'équivalent d'une grosse noix de gingembre frais
1 petit oignon
sel
poivre blanc


Émincer l'oignon. Découper le gingembre en lamelles.
Dans une cocotte, faire colorer les cuisses de poulet dans un filet d'huile d'olive.
Ajouter l'oignon et le gingembre.
Couvrir et laisser sur feu doux 5 minutes.
Ajouter le coca truc-la et le vinaigre. Saler.
Cuire à couvert pendant 25 minutes.
Découvrir pour faire réduire la sauce jusqu'à une consistance nappante.
Servir. Donner un tour de moulin de poivre.
Mettre la cannette dans le bac de recyclage.

lundi 6 avril 2009

Tartoton




Tartoton et origan

Pour une tarte de 20 cm de diamètre et une autre de 14 cm
Pour la pâte :
150 g de farine T65
30 g de petits flocons d’avoine
3 c. à c. de gomasio
4 c. à s. d’huile d’olive
quelques c. à s. d’eau

225 g de thon égoutté
2 oignons
2 oeufs
20 cl de crème de riz
2 c. à s. d’origan séché
sel
poivre blanc

Mélanger la farine, les flocons d’avoine et le gomasio.
Ajouter l’huile et sabler du bout des doigts.
Incorporer progressivement quelques c. à s. d’eau sans trop travailler la pâte (sinon, le gluten rentre en action et la pâte devient élastique). Il faut obtenir une pâte qui se tient mais qui ne colle pas. Bouler, filmer et réserver 1 h au frais.

Préchauffer le four à 180°C.
Étaler la pâte et foncer les deux cercles à tartes. Réserver au frais.
Fouetter les œufs avec la crème de riz et l’origan. Assaisonner sans trop saler (à cause du thon).
Émincer les oignons et les faire fondre à la poêle dans un peu d’huile d’olive sans coloration.
Répartir les oignons sur les fonds de tartes.
Émietter le thon et le répartir sur les oignons.
Verser l’appareil aux œufs.
Enfourner pour 25-30 minutes la petite tarte et 40 minutes la grande.

mercredi 1 avril 2009

Oeufs au lait parfumés

J'avais envie d'un dessert simple. J'avais des oeufs, du lait, du sirop d'érable offert par mon amie Karine, du gingembre frais offert par mon amie Ghislaine (gingembre initialement prévu pour une infusion magique anti-grippe, mais je l'ai détourné parce que j'étais presque guérie !). Voilà le résultat : une petite douceur bien parfumée et pas anti-grippe, mais tant pis !



Oeufs au lait au gingembre et à l'anis
Pour 2 personnes
1 gros œuf
20 cl de lait
5 cl de sirop d'érable
l'équivalent d'une demie noix de gingembre frais
1/2 c. à c. de grains d'anis

Émincer le gingembre finement.
Faire chauffer le lait et les épices. Aux premiers bouillons, retirer du feu et laisser infuser environ 25 minutes.
Préchauffer le four à 180°C.
Fouetter le lait avec l'oeuf et le sirop d'érable.
Verser dans des ramequins en filtrant à l'aide d'une petite passoire.
Faire cuire au bain-marie pendant environ 50 minutes.

 
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