vendredi 18 novembre 2005

Potage pour jeune homme un peu trop mince et pour jeune fille un peu malade

Le titre de ce billet vous interpelle ? je m'explique :
Ce n'est toujours pas la grande forme chez moi. Je n'ai pas encore réussi à venir à bout de ces vilains microbes, mais j'ai pris mon courage à deux mains pour nous concocter un petit potage de saison qui fasse autant de bien à Francis qu'à moi.
D'une part, Francis a besoin de manger consistant pour estomper un peu les creux de ses joues sinon, à notre prochaine visite à la belle-famille, on va encore me faire comprendre que je le laisse mourir de faim ce pauvre garçon. Pourtant, vous êtes témoins, notre table est bien remplie : muffins, gâteaux et autres petits plats font partie de notre quotidien.
Donc pour Francis : du gras et des féculents. Et pour moi : des vitamines (et par la force des choses, du gras et des féculents aussi !).
Et d'autre part, comme on a eu tous les deux la bonne idée d'acheter du munster chacun de notre côté sans le dire à l'autre, il fallait trouver une utilisation originale pour ce fromage sous peine d'en manger pendant 10 jours matin, midi et soir.
Voilà comment j'ai fini par imaginer un petit velouté. Et vu la quantité que j'ai préparée, je suis tranquille pour un moment. Je vais pouvoir retourner hiverner sous ma couette tranquille.




Velouté de poireau au munster
Pour une grande soupière
1 kg de poireaux
2 pommes de terre moyennes
2 carottes
150 g de munster
20 cl de crème liquide
sel, poivre noir
huile d'olive
eau
Epice : 1 c. à c. de cumin (avec le munster, une valeur sûre, bien que peu originale !)


Laver les légumes et les pommes de terre. Epluchez les pommes de terre et les carottes avant de les couper en petits morceaux. Emincez les poireaux.
Dans une cocotte-minute, versez un filet d'huile d'olive puis les légumes et les pommes de terre. Faites revenir 2 minutes sur feu vif en remuant pour éviter que cela n'accroche. Ajoutez 50 cl d'eau, fermez la cocotte et portez à ébullition. Comptez 5 minutes de cuisson après le premier sifflement de cocotte.
Ouvrez la cocotte, mixez finement.
Ajoutez le munster coupé en petits morceaux et la crème. Prolongez la cuisson sur feu moyen pendant 10 minutes en remuant. Assaisonnez à votre goût et servez aussitôt saupoudré de grains de cumin.

J'aurais bien ajouté une lampée de vin blanc d'Alsace, mais je ne savais pas lequel choisir. On en a plein la cave, mais je n'y connais rien. Il faudra que j'en parle à Patrick, Iris ou Emmanuel.

11 commentaires:

Casseroles2Nawal a dit…

C'est à vous donner l'envie d'avoir la grippe ...
Prompt rétablissment !

mercotte a dit…

Ah faire la fête et les magasins , le week-end....après on prend froid avec les différences climatiques !! Bon rétablissement, avec ce potage ça devrait le faire !

Choupette a dit…

Voilà de quoi chasser les microbes. Bon rétablissement.

Colette a dit…

potage quand tu nous tiens et celui là à l'air bon .....ATTENTION LE FROID ARRIVE ,donc d'autres potages en vue...

saveurs sucrees salees a dit…

Ho la bonne idée ! Même malade tu te surpasses ;-) Allez va te reposer, prends un bon verre de Schnaps et cours te cacher sous la couette...Après ca va aller mieux !
Bisous.

Karine a dit…

OUh la bonne idée !! Poireaux et munster ! JE note, je note !

DELMAS Sommelier a dit…

Les Vins d'Alsace se montrent très aromatiques, intenses et pertinents.

Je vous invite tous à regarder ce soir l'émission Zone Interdite, certes cela concernera les abus de l'alcool, mais un passage sera consacré à l'Amour du Vin.

On y découvrira Seppi LANDMANN, mon ami vvigneron.

Parmi tous ces vins, forcément quelques uns se marieraient bien avec ce potage.

Ne serait ce qu'un grand cru, riesling 1983, à maturité, ces arômes tendent vers le champignon blanc, la terre mouillée.

Le potage n'est pas le meilleur ami du vigneron, mais...exception faite ici.

Emmanuel

AnneE a dit…

je l'aime bien ton potage, je ne vais pas te dire que je passe le partager avec vous car j'en suis à deux angines depuis octobre alors ... ... mais j'espère que tu vas beaucoup mieux.

Au passege je prends un peu de munster dans ta boutique, je te raconterai très vite.

marion a dit…

miam !!! poireaux/munster, c'est parfait !!! tu vas être toute requinquée avec ça !

Elvira a dit…

Ça va mieux...? Avec une soupe pareil, je suis sûre que oui! ;-)

Iris a dit…

J'arrive tard - mais la fourde nous a coupé du Net pendant presque 10 jours - quel horreur pour une bloggeuse!

J'espère que tout le monde va mieux entre temps.

Pour mettre dans la soupe (tu parle d'une lampé), j'aurais choisi un vin jaune du Jura - à cause du munster.

Moi, dans ce style, je n'ai que du vin de Pupillin de chez Pierre Overnoy dans ma cave - un petit domaine en byodynamie et sans souffre ajouté dans les vins depuis belle lurette. Peut-être mieux à reserver pour fêter une convalescence que pour soigner un malade.

Mais je ne suis pas aussi fort pour les accord que Patrick Chazallet ou Emmanuel Delmas dans ce domaine!

Il y a d'ailleurs une chance, que je change de train à Cologne vers le 12 décembre...